Les débris spatiaux , ou comment l'homme oublie d'où il vient...

source : NASA
Sur cette photo de la NASA on voit les 8500 objets dépassant 10 cm qui sont surveillés en permanence par le Norad aux USA avec le "Space Surveillance Network", un réseau de radars et télescopes. Un nombre non négligeable est à une distance respectable de la terre de sorte que la pollution s'étend. Bien entendu un certain nombre de débris retombent sur terre mais ce n'est pas le cas de tous. Cela implique que certaines missions spatiales puissent être en danger, car la taille de ces débris importe moins que leur vitesse qui se compte parfois en dizaine de milliers de km, imaginez un impact de ce genre de débris à haute vitesse...
170.000 débris environ de plus de 1 kilo sont recensés qui peuvent retomber sur terre, ou plus précisemment dans l'océan car c'ets généralement là qu'ils tombent mais pas toujours... par ailleurs un certain nombre est radioactif, ce qui est estimé à 1,5 Tonnes !

source : NASA
Ce second schéma montre la masse incroyable de débris en orbite basse, soit environ 7000 débris entre 800 et 1500 km d'altitude.
On évalue à 150.000 le nombre de débris entre 1 et 10 cm et à des millions ! ceux inférieurs à 1 cm.
Ces débris proviennent pour un tiers des désintégrations des second étages des fusées américaines.

source : http://dmtwww.epfl.ch/~testier/nanosat/intro/sld009.htm
En Europe c'est le CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) qui effectue la surveillance de ces débris.
Source : CNES
Le risque le plus important est la destruction des
satellites mais aussi des futurs vaisseaux spatiaux de même que tout ce qui peut
croiser ces débris, on pense bien sûr à la station spatiale internationale (ISS)
Source : CNES
voici une carte des risque établie en décembre 2002 : https://www.peterson.af.mil/GPS_Support/archive/advisory/World_DOP_120302_SVN212223Out.gif
la surfusion et les conséquences des théories du chaos comme moyen de détecter et éviter les débris
| L'US Air Force et la NASA s'intéressent de très près à la surfusion. En effet, dans l'espace, les satellites sont sujets à de nombreuses collisions avec des restes d'engins ayant explosé ou bien encore avec des gouttes en surfusion. Ces heurts peuvent provoquer des dégâts, ainsi, les impacts sont très souvent la cause d'une érosion prématurée des satellites, ce qui bien sûr limite leur durée de vie et élève le coût des missions. La NASA a ainsi lancé un satellite doté d'un instrument de mesure à rayons infrarouge très sensible qui doit mesurer la quantité de chaleur (trés faible) dispersée par ces gouttes et doit ainsi permettre d'éviter l'impact. Une étude menée par F. Feuillebois et K. Range a permis de mettre en évidence le rôle de l'inclinaison de la surface ainsi que sa rugosité sur l'importance de ses dégradations sur les matériaux. Ils ont utilisé un système de prise de vues rapide par vidéo. Or l'explicitation théorique de la surfusion par la chaos permettrait de ne plus utiliser de tels moyens d’étude expérimentaux coûteux comme c’est traditionnellement le cas. |